vendredi 6 février 2009

Eagle se pose... à Toulouse !

Les premiers pas sur la Lune auront 40 ans en juillet de cette année. L'exploit d'Apollo 11 (puis des autres missions lunaires habitées) aurait été impossible sans le fameux Module Lunaire, le LM (Lunar Module), seul engin à avoir amené des Hommes sur un autre monde ! Pour lui rendre hommage, et dans le cadre de sa nouvelle animation Visa pour la Lune, la Cité de l'Espace à Toulouse vient d'accueillir une imposante illustration à l'échelle 1 du LM (photo ci-dessus). Aucune photo d'archive n'offrant la résolution nécessaire, le graphiste John Ortmann a méticuleusement reconstitué Eagle, le Module Lunaire d'Apollo 11, à partir de différentes sources issues de la NASA. Preuve de ce souci du détail : la plaque commémorative placée sur l'un des pieds est bien celle de cette mission historique (les noms des astronautes y figurent).

La Cité de l'Espace

Apollo 11 et Eagle

Crédit image : Serge Gracieux

Une planète-océan pour CoRoT ?


CoRoT est un observatoire spatial conçu pour mesurer avec une extrême précision les variations d'éclat des étoiles. Ces changements de luminosité permettent de mieux comprendre la façon dont fonctionne la fournaise nucléaire de ces astres et donc aussi celle de notre Soleil. Mais une baisse d'éclat peut aussi trahir le passage d'une planète devant son étoile-hôte comme le symbolise l'illustration ci-dessus (la planète faisant obstacle au passage d'une partie de la lumière issue de l'étoile), ouvrant ainsi la voie à la découverte d'exoplanètes.
Début février, l'équipe du télescope spatial du CNES annonçait ainsi avoir détecté une planète extrasolaire d'un diamètre légèrement inférieur à deux fois celui de la Terre. CoRot-Exo-7b est donc l'une des plus petites exoplanètes jamais répertoriées à ce jour. Tournant autour de son étoile en seulement 20 heures (les années sont courtes là-bas...), ce nouveau monde est très proche de son soleil et les astronomes estiment que la température à sa surface devrait atteindre les 1 000 à 1 500°C !  Du coup, en se basant sur sa densité (mesurée avec des télescopes au sol par la méthode dite de la vitesse radiale*), on pense qu'il s'agit d'une planète recouverte de lave ou même d'un océan (surchauffé !). Alain Léger, de l’Institut d'Astrophysique Spatiale (IAS : CNRS-INSU, Université de Paris 11) résume l'importance de cette découverte : « C’est une question qui passionne la communauté depuis quelques années : y a-t-il aussi des planètes-océan ? Ce serait des objets composés pour moitié de glace dès leur formation et qui auraient dérivé vers leur étoile, la glace fondant alors pour donner une enveloppe fluide ».
On se prend à rêver : quels autres mondes extraordinaires le firmament abrite-t-il ?

(*) Par cette méthode, on mesure la perturbation que cause la planète en tournant autour de son étoile, ce qui donne un indice sur sa masse.

CoRoT

CoRoT-Exo-7b (communiqués de presse)

Crédit image : CNES