vendredi 30 mai 2008

STS-124 : Kibo, acte 2


Sauf report, la navette Discovery doit décoller le samedi 31 mai à 17h02, heure de Floride (23h02 pour Paris). Son équipage (photo ci-dessus) amènera vers la Station Spatiale Internationale la pièce maitresse du laboratoire japonais Kibo, un imposant module pressurisé complété d'un bras robotique. La précédente mission, STS-123, avait amené un autre module pressurisé, plus petit. Il faudra un 3ème vol, STS-127 (prévu l'année prochaine), afin de compléter ce véritable centre de recherche sur orbite avec une palette extérieure qui servira à exposer des expériences au vide spatial.
Ci-dessous, je vous propose un petit reportage sur le SSPF, Space Station Processing Facility : bâtiment du centre spatial Kennedy en Floride où sont préparés tous les modules de la Station destinés à être amenés par une navette spatiale. On y voit notamment Kibo en préparation car j'avais réalisé cette vidéo en 2006.



Le laboratoire Kibo
Site de la JAXA - Site de la NASA - Capcomespace (FR)

La mission STS-124
NASA - Photos - NASA TV - Wiki (EN)

Illustration : NASA - version haute résolution

Phoenix et Mars sur RMC Info

Ce samedi 31 mai, je suis l'un des invités de l'excellente émission De Quoi J'Me Mail de François Sorel sur RMC Info. De 12h à 14h, il abordera plusieurs sujets et j'interviendrai une dizaine de minutes à propos de Phoenix et de Mars.
L'émission sera ensuite disponible en podcast sur le site de la radio.

RMC Info
Page De Quoi J'Me Mail

Illustration : extrait du site RMC Info - DR

lundi 26 mai 2008

Suivez le Grand Saut sur le web


Après des années de préparation, de ténacité et parfois de lutte contre l'incrédulité, Michel Fournier doit réaliser aujourd'hui - si la météo le permet - son Grand Saut. Amené à 40 km d'altitude par une nacelle portée par un ballon stratosphérique, ce parachutiste de 64 ans, à la forme éclatante, sautera alors pour une chute libre de tous les records ! En effet, le précédent record est toujours celui de l'Américain Kittinger qui s'élança de 31 km en 1960.

Michel fournier est notamment soutenu dans son projet par l'astronaute Jean-François Clervoy. Ce dernier estime en effet que le saut de Michel Fournier permettra d'ouvrir un nouveau domaine de vol dont les données serviront de base à la mise au point de systèmes de sauvetage pour les futurs vols spatiaux suborbitaux touristiques.
Le site web du Grand Saut suivra en direct l'exploit qui part du Canada. Si la météo est favorable, le direct devrait commencer à partir de 11h, heure française.

Mise à jour à 17h30 - 26 mai : En raison d'une météo défavorable (vents), le Grand Saut est reporté à demain, mardi 27 mai. Le lien ci-dessous reste valable.

Mise à jour à 12h50 - 27 mai : Retransmission du Grand Saut en direct sur le site de LCI. Cliquez ici.

Mise à jour à 13h20 - 27 mai : Le Grand Saut vient d'être arrêté. Il semble que le ballon se soit échappé sans la nacelle (commentaire de la chaine CNN à confirmer - 13h30 : Confirmé sur le site officiel : "Le ballon s'est décroché de la cabine, nous attendons des precisions sur le problème").

Le Grand Saut en direct

Illustration : capture web - Tous droits réservés

Vastitas Borealis par Phoenix


Cette image le confirme, Phoenix a non seulement bien atterri sur Mars, mais ses systèmes de bord semblent en bonne santé. Bien entendu, les vérifications vont continuer car d'autres instruments restent à activer, mais les premiers clichés d'une sonde qui arrive sur un autre monde sont toujours émouvants et porteurs de bonnes nouvelles.

Ici, Phoenix photographie la plaine arctique de Vastitas Borealis. La sonde de la NASA est l'engin qui s'est posé le plus au nord de Mars, par environ 68° de latitude. Pas de neige ni de glace car c'est "l'été", mais les scientifiques pensent que ce sous-sol est un pergélisol (permafrost en anglais), soit un sous-sol gelé et en l'occurrence par de la glace d'eau. Le bras robotique de Phoenix pourra creuser celui-ci jusqu'à 50 cm de profondeur afin d'analyser des échantillons pour éventuellement y détecter des traces de vie simple (microbienne).

Les premières images de Phoenix

Autres infos
Le bras de Phoenix - Vastitas Borealis sur Wiki (EN) et Wiki (FR)

Illustration : NASA/JPL-Caltech/university of Arizona - Version haute résolution

Phoenix sur Mars !


Le dimanche 25 mai à 23h53 (GMT, ou 1h53 le 26 mai heure de Paris), la sonde Phoenix s'est posée sur Mars. En fait, l'engin avait touché le sol martien 15 minutes plus tôt, le décalage s'expliquant par le temps qu'un signal radio met en ce moment pour parcourir la distance Mars-Terre. L'illustration ci-dessus est une image d'artiste montrant la sonde en action, panneaux solaires et instruments déployés.

Phoenix doit désormais poursuivre une série de manoeuvres automatiques indispensables au bon déroulement de sa mission comme d'ailleurs la mise en place de ses panneaux solaires qui s'ouvrent à la façon d'un éventail (voir vidéo dans le précédent blog).
Si tout se déroule comme prévu, des images sont attendues dans le courant de la nuit.
Ce blog reviendra sur cet événement dans la journée du 26 mai.

Phoenix sur le web

Illustration : NASA - Version haute résolution

samedi 24 mai 2008

Phoenix va se poser sur Mars




Ce dimanche 25 mai (dans la nuit du 25 au 26 pour les Européens), la sonde Phoenix va atterrir sur Mars. Le film ci-dessus montre les principales étapes. Il s'agit d'images de synthèse NASA auxquelles j'ai ajouté des titrages explicatifs en français. Une version HD 720p est disponible sur Vimeo.

Certains auront peut-être remarqué que contrairement à Pathfinder (1997) puis Spirit et Opportunity (2004), Phoenix n'utilise pas les fameux airbags pour se poser sur la planète rouge. Non, ce nouvel atterrisseur de la NASA revient à la solution des rétro-fusées employée avec succès pour les deux Viking en 1976. Pourquoi un tel retour ? Car Phoenix est une mission de type Discovery, soit une mission au budget limité (500 millions de dollars environ en l'espèce). Or dans de telles contraintes financières, mettre au point et fabriquer un engin capable de se poser sur Mars relève de l'exploit. L'astuce a donc consisté à recycler une ancienne sonde basée sur le concept d'un certain Mars Polar Lander de triste mémoire... Triste car ce dernier s'est très probablement écrasé en 1999 en tentant de se poser (le dernier signal reçu fut celui émis avant la rentrée dans l'atmosphère martienne). Evidemment, depuis, les ingénieurs pensent avoir compris la raison de la défaillance (l'ordinateur a coupé les rétro-fusées trop tôt) et appliqué les correctifs nécessaires à Phoenix ! La nuit de dimanche à lundi apportera à ce sujet une réponse définitive en cas de succès.
Phoenix marque un autre grand retour : celui des expériences visant à détecter de la vie (ou des traces de vie passée) sur Mars. En effet, les résultats de Viking, montrant une planète stérile (même si certains estiment qu'il y a matière à interprétation), avaient réorienté l'étude in situ de la planète rouge vers la recherche de l'eau et l'étude des roches. La "botte secrète" de Phoenix est en quelque sorte son lieu d'atterrissage novateur :  près du pôle nord martien par un peu plus de 68° de latitude, jamais sonde ne s'était posée si loin de l'équateur de cette planète. Les scientifiques pensent en effet que ces régions, abondamment recouvertes de glace d'eau et de glace carbonique en hiver peuvent avoir abriter une vie microbienne simple dans le passé ou - qui sait, mais de façon peu probable - toujours actuellement. Un bras robotique sera donc chargé de fouiller le sol pour y prélever des échantillons analysés par différents instruments embarqués. Mais avant d'en arriver là, Phoenix devra réussir son atterrissage prévu à 1h53 du matin le 26 mai (heure de Paris).
Environ une heure et demi avant, la NASA TV commencera une émission spéciale.

Phoenix

NASA TV


lundi 19 mai 2008

Spatial pour tous sur France Inter


L'émission Blogs à part d'Alexandre Boussageon sur France Inter a consacré son édition du 19 mai à Spatial pour tous ! En suivant les liens ci-dessous, vous pourrez écouter en ligne cette chronique diffusée à 6h45 du matin. Il vous faut juste le logiciel Real Player (la version gratuite suffit) .

Blogs à part sur France Inter
Site web - Emission sur Spatial pour tous ! (Real Player)

Illustration : extrait du site web France Inter (DR)

samedi 17 mai 2008

Dans l'ATV


Sur orbite, les cosmonautes russes Sergei Volkov (à gauche) et Oleg Kononenko récupèrent du fret à l'intérieur de l'ATV (Automated Transfert Vehicule), le cargo spatial automatique européen. Lancé le 9 mars dernier (voir ce précédent blog), le premier ATV baptisé Jules Verne s'est amarré comme prévu à la Station Spatiale Internationale (ISS) le 3 avril. De fait, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) maîtrise désormais la délicate technique du rendez-vous orbital automatique dans le domaine des vols habités. Car si l'ATV n'emporte pas d'astronautes lors de son lancement par une Ariane 5, il n'en reste pas moins un vaisseau qui doit répondre aux normes de sécurité propres aux vols habités : n'oublions pas qu'une fois amarré à l'ISS, il est fréquemment visité par l'équipage en poste (comme sur la photo ci-dessus) qui vient y récupérer vivres et équipements amenés mais aussi y entreposer les "poubelles". En effet, après 6 mois de bons et loyaux services, le cargo européen se détachera de la Station pour aller se consumer dans les hautes couches de l'atmosphère, détruisant ainsi en toute sécurité tout ce qui aurait pu inutilement encombrer l'ISS. L'ATV accomplit également une autre tâche d'importance : avec ses propres moteurs il rehausse à la demande l'orbite de l'ISS qui peut perdre une centaine de mètres d'altitude par jour ! Car même à 300 km au-dessus de la Terre il subsiste un infime résidu d'atmosphère qui "freine" graduellement la Station.


Le cargo ATV

mardi 6 mai 2008

Votre nom autour de la Lune


Partir tourner autour de la Lune... Un rêve inaccessible ? Réservé aux héros d'Apollo et bientôt aux seuls astronautes qui retourneront là-bas à l'horizon 2020 si la NASA peut réaliser son programme ? Ou encore aux touristes spatiaux très fortunés (une offre à 100 millions de dollars existe !) ?

Pas seulement ! Et même gratuitement...
Certes, ce ne sera que votre nom mais c'est déjà symbolique et mieux que rien. La NASA propose en effet aux internautes qui le souhaitent de déposer leur patronyme en ligne. Celui-ci sera ensuite chargé (avec des milliers d'autres) sur une puce-mémoire électronique que les techniciens installeront au sein de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO). Cette dernière doit décoller en automne prochain pour orbiter autour de notre satellite naturel. Le but : cartographier la Lune avec une grande précision afin de préparer le retour des prochains explorateurs sélènes.
L'agence américaine continue ainsi une "tradition" qui consiste à associer le grand public aux missions d'exploration en emportant les noms de ceux qui le désirent (et de tous les pays). Pour exemple, en 2004, chaque vaisseau porteur des rovers Spirit et Opportunity se posa sur Mars en hébergeant à son bord un DVD-ROM contenant les patronymes de plus de 3,5 millions de personnes ! Plus récemment, les sondes New Horizons (objectif Pluton en 2015) et Dawn (ceinture d'astéroïdes) abritaient aussi en leur sein les noms de nombreux passionnés ou curieux de l'exploration spatiale. On notera que l'observatoire spatial Kepler (détection de planètes extrasolaires) propose également de vous embarquer. N'hésiter donc pas à participer : pour LRO la date limite est le 27 juin 2008 et pour Kepler le 1er novembre 2008. Dans les deux cas, vous pouvez même télécharger une attestation (PDF pour LRO, image Jpeg pour Kepler) comme celle montrée au début de cet article.

Votre nom autour de la Lune

Votre nom à bord de Kepler

Tourisme spatial lunaire

Le retour sur la Lune

Crédit image : NASA