samedi 17 mai 2008

Dans l'ATV


Sur orbite, les cosmonautes russes Sergei Volkov (à gauche) et Oleg Kononenko récupèrent du fret à l'intérieur de l'ATV (Automated Transfert Vehicule), le cargo spatial automatique européen. Lancé le 9 mars dernier (voir ce précédent blog), le premier ATV baptisé Jules Verne s'est amarré comme prévu à la Station Spatiale Internationale (ISS) le 3 avril. De fait, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) maîtrise désormais la délicate technique du rendez-vous orbital automatique dans le domaine des vols habités. Car si l'ATV n'emporte pas d'astronautes lors de son lancement par une Ariane 5, il n'en reste pas moins un vaisseau qui doit répondre aux normes de sécurité propres aux vols habités : n'oublions pas qu'une fois amarré à l'ISS, il est fréquemment visité par l'équipage en poste (comme sur la photo ci-dessus) qui vient y récupérer vivres et équipements amenés mais aussi y entreposer les "poubelles". En effet, après 6 mois de bons et loyaux services, le cargo européen se détachera de la Station pour aller se consumer dans les hautes couches de l'atmosphère, détruisant ainsi en toute sécurité tout ce qui aurait pu inutilement encombrer l'ISS. L'ATV accomplit également une autre tâche d'importance : avec ses propres moteurs il rehausse à la demande l'orbite de l'ISS qui peut perdre une centaine de mètres d'altitude par jour ! Car même à 300 km au-dessus de la Terre il subsiste un infime résidu d'atmosphère qui "freine" graduellement la Station.


Le cargo ATV