Archive for 2008

Il y a 40 ans : Apollo 8

Dans l’histoire spatiale, Apollo 11 reste le moment le plus connu du grand public en raison du fameux premier pas de Neil Armstrong.
Pourtant, voici 40 ans, Frank Borman, William Anders et James Lovell accomplissaient un exploit tout aussi important : ils devenaient les premiers hommes à tourner autour de la Lune et à voir sa face cachée. Car si des sondes avaient déjà révélé cette moitié de notre satellite naturel à l’Humanité, les 3 astronautes étaient bel et bien les premiers à la contempler directement.
Pour célébrer le 40ème anniversaire de cette mission parfois injustement négligée dans son importance, le National Air and Space Museum de Washington a organisé une conférence réunissant les 3 protagonistes d’Apollo 8. La NASA a mis en ligne un excellent résumé qui est de surcroît sous-titré en anglais, ce qui facilite son suivi par ceux qui ont du mal à comprendre la langue de Shakespeare. Enfin, on notera que l’évocation de ce moment historique se suit avec un grand plaisir tant l’enthousiasme de Borman, Anders et Lovell est communicatif, sans oublier une bonne dose d’humour ! A voir absolument.
Après avoir suivi le lien ci-dessous, cliquez sur la case sous le terme “Video”, puis activez les sous-titres en cliquant sur le logo “CC” en bas à droite de l’écran.
Site de la NASA (éventuellement cliquer sur le logo Apollo 8)
Apollo 8 raconté par l’équipage
Apollo 8 sur le web en français
Site d’Apolloman – Chronique Spatiale – Capcomespace
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Conférence à Bordeaux sur les sondes spatiales

Le 18 décembre à 19h, je participe à une conférence-débat intitulée “Faut-il encore envoyer des sondes dans l’espace ?”.
Autres intervenants : Jacques Arnould (CNES), Françoise Billebaud (astronome) et Delphine Charles (journaliste scientifiques).
Lieu : Université de Bordeaux (ISIC 3) – 1, rue Jacques Ellul
L’entrée est gratuite
Texte de présentation de la conférence (par les organisateurs)

Depuis le lancement réussi de Lunik 1 par l’URSS en 1959 jusqu’à Chadrayaan 1, envoyée par l’Inde en septembre 2008, environ 200 sondes spatiales ont été lancées (soit une moyenne de 4 par an) pour explorer notre système solaire.
De nos jours, les télescopes au sol et dans l’espace scrutent en permanence l’Univers dans toutes les gammes de longueur d’onde (infrarouges, visible, UV) et ont des niveaux de précisions de plus en plus importants.
De plus, une nouvelle course à la Lune a lieu avec l’émergence de nouvelles puissances spatiales (Inde, Chine, Japon) et à venir (Iran, Congo,..) dans un contexte économique plus ou moins favorable.

On peut alors s’interroger sur l’intérêt d’envoyer encore des sondes explorer l’espace.

Nous comptons au cours de la conférence :
Nous intéresser aux connaissances acquises grâce aux sondes et aux projets futurs de découverte, aborder le coût de ces programmes pour les Etats et leurs apports, et nous interroger sur la réelle motivation à envoyer encore des sondes.

Pour tout renseignement :
Site de la conférence – Présentation des intervenants – Accès
Poser des questions :
Même si vous ne pouvez pas venir, cette page vous permet de poser une question.
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Les archives lunaires ont la côte

En ce moment même, 3 sondes tournent autour de la Lune. Elles sont asiatiques : la japonaise Kaguya, la chinoise Chang’E-1 et l’indienne Chandrayaan-1. Ces engins automatiques symbolisent un regain d’intérêt pour notre satellite naturel alors que les Etats-Unis continuent contre vents et marées budgétaires à préparer le retour de leurs astronautes sur la surface lunaire pour l’horizon 2020. D’ailleurs, en avril de l’année prochaine, la sonde de la NASA LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) s’envolera pour étudier encore plus précisément la Lune pour notamment aider à sélectionner les prochains sites où des hommes – et pour la première fois aussi très probablement des femmes – fouleront la poussière sélène.
Toutes ces nouvelles données sont donc primordiales mais, comme en astronomie, les “vieilles” observations constituent un véritable trésor de connaissance qu’il serait bien idiot de ne pas exploiter, surtout que les nouvelles technologies permettent d’en tirer la quintessence !
Dans cette logique, la NASA participe à deux initiatives qui consistent à numériser les données des photographies des missions habitées Apollo et de leurs précurseurs robotiques, à savoir les Lunar Orbiter. L’image que vous voyez en haut est ainsi une version restaurée du célèbre “lever de Terre*” observé depuis l’orbite lunaire par la sonde Lunar Orbiter 1 en 1966. Pour y parvenir, il a fallu retrouver les bandes magnétiques sur lesquelles étaient enregistrées les données brutes réceptionnées par les antennes au sol chargées “d’écouter” le signal émis par la sonde. Au passage, on notera que les enregistreurs capables de relire ces bandes sont de véritables pièces de musée qu’il a fallu remettre en état… Le résultat, grâce aux puissantes méthodes numériques disponibles aujourd’hui ajouté au fait de travailler sur le matériau source, est une véritable redécouverte des images récoltées voici plus de 40 ans.
Pour Apollo, l’Université de l’Arizona (déjà connue pour ces travaux en imagerie spatiale) scanne à très haute résolution les pellicules originales (et pas des copies) de ces missions habitées, qu’il s’agisse des clichés issus des appareils automatiques ou des fameux Hasselblad utilisés par les marcheurs lunaires.
Un énorme travail attend donc les responsables de ces deux projets “d’archéologie spatiale” mais les premiers résultats sont déjà consultables sur le web et dans les deux cas le but est d’utiliser la toile pour participer à la diffusion de ces trésors d’images.
(*) En fait, le “lever de Terre” est causé par le mouvement de la sonde en orbite autour de la Lune. Sur la Lune, la Terre est en effet quasiment immobile dans le ciel !
Restauration des images de Lunar Orbiter
Scan des clichés originaux d’Apollo
Université de l’Arizona
Missions lunaires citées
Lunar Orbiter – Kaguya – Chang’E-1 (Wiki-FR) – Chandrayaan-1 – LRO
Crédit image : NASA/LOIRP – version haute résolution
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L’ISS vise 6 places

La Station Spatiale Internationale (ou ISS pour International Space Station en anglais) fête ses 10 années d’existence. En effet, le 20 novembre 1998, une fusée russe Proton plaçait sur orbite son premier élément : le module Zarya. A ce module russe, ont été ajoutés au gré de lancements avec des fusées Proton, Soyouz ou des vols de navette spatiale, d’autres éléments comme des laboratoires, des panneaux solaires, des racks d’expériences scientifiques, etc. Projet complexe et multinational (Russie, Etats-Unis, Japon, Canada et Europe), l’ISS est d’ores et déjà la plus grande et plus massive structure jamais assemblée dans l’espace.
Mais cette station doit avant tout devenir un laboratoire orbital. Pour y parvenir, il faut non seulement compléter son assemblage (horizon 2010) mais aussi faire vivre là-haut un équipage permanent de 6 astronautes au lieu des 3 actuels. Pourquoi 6 ? Car ainsi, les opérations de maintenance pourront être mieux réparties entre les membres d’équipage, ce qui laissera beaucoup plus de temps à consacrer aux expériences scientifiques.
Le vol de navette STS-126 qui se déroule en ce moment-même a justement pour objectif d’augmenter la capacité d’accueil de l’ISS (un WC supplémentaire est amené avec aussi une deuxième cuisine et des quartiers d’équipage additionnels). D’autres vols de navette compléteront ce travail et normalement, en mai 2009, l’Expédition 19 passera de 3 astronautes à 6, marquant une étape décisive et très attendue du programme ISS.
Photo en haut : l’ISS photographiée depuis la navette Endeavour le 16 novembre dernier.
Les 10 ans de l’ISS
ESANASA
La mission STS-126
NASA – Wikipedia (FR)
L’ISS en général
Capcomespace (FR) – ESA – NASA – CNES (FR) – JAXA – ASC (FR)
Crédit image : NASA – Version haute résolution
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Nettoyer l’orbite terrestre

Le développement durable est en vogue et le spatial peut aider, par exemple avec les satellites d’observation de la Terre, capables de détecter des pollutions ou encore de nous aider à gérer avec plus de finesse les ressources de notre planète.
Mais il serait pour le moins paradoxal que le spatial crée une pollution qui empêche d’exploiter dans le futur des satellites ! Cette pollution existe pourtant déjà et il s’agit des nombreux débris laissés autour de la Terre par les lanceurs ou des objets placés sur orbite. Là-haut, même un petit débris de la taille d’une bille peut causer des dégâts considérables s’il heurte avec une vitesse relative importante un satellite ou même la Station Spatiale Internationale ! Outre une surveillance permanente par des radars, le monde spatial a pris conscience de l’ampleur du problème et prend des mesures pour limiter la multiplication des débris sur orbite. Sur le site Neopodia, Christophe Bonnal du CNES explique lors d’une passionnante interview les enjeux liés aux débris spatiaux.
Interview de Christophe Bonnal
Les débris spatiaux
Site dédié du CNES – Comité inter-agences sur les débris – Site dédié de la NASA
Crédit image : Neopodia
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Le blog revient

Bonjour à tous et merci à ceux qui sont régulièrement venus voir si de nouveaux textes étaient postés. Après une longue période d’inactivité, ce blog devrait reprendre sous peu.

En attendant, ceux qui sont sur Facebook peuvent consulter ma page sur ce site.

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Mars, ça colle ?

Bien arrivée au nord de Mars, la sonde Phoenix (voir ce précédent blog) s’est mise au travail. Outre des images et des mesures météo, l’autre priorité s’impose bien évidemment comme étant l’analyse du sol de la région de Vastitas Borealis.
La bras robotique a donc prélevé un échantillon de la surface pour le déverser dans l’instrument TEGA (Thermal and Evolved Gas Analyzer). Celui-ci agit tout d’abord comme une sorte de four. Capable de monter jusqu’à 1.000°C, il vaporise donc une grande partie des éléments du sol martien qui, une fois sous forme de gaz, peuvent être analysés. Les scientifiques espèrent ainsi détecter des molécules organiques. Attention, le nom est trompeur, il ne s’agit pas de molécules d’êtres vivants, mais de molécules à base de carbone, d’oxygène et d’hydrogène. Leur présence indiquerait cependant que Mars a pu autrefois être habitable, soit voir s’y développer une vie simple (microbes ?) .
Mais avant d’en arriver là, les ingénieurs ont un imprévu à résoudre : le sol martien semble “collant”. En fait, pour être plus exact, il apparait très cohérent et lorsque le godet le déverse sur le TEGA, l’échantillon de sol ne tombe pas en poussières assez fines pour passer en quantité suffisante le “filtre” (une sorte de passoire). Ce filtre joue un rôle essentiel en évitant l’arrivée de particules trop grosses, susceptibles de gêner le fonctionnement du four. Sur la photo ci-dessus, on constate comment l’échantillon versé semble s’agglomérer sur la trappe ouverte du TEGA.
Les contrôleurs de la mission sont donc en train d’imaginer une toute nouvelle procédure ! Le godet au bout du bras robotique récoltera moins de sol et ne versera plus directement son butin : en l’agitant de vibrations, on espère “briser” la cohérence de la poussière martienne et la faire tomber en évitant les “grumeaux”. Les jours qui viennent seront décisifs.

Phoenix sur le web
Site de la missionBras robotiqueLe TEGAActus de la mission

Crédit image : NASA/JPL/Univesity of Arizona (lien vers fichier d’origine)

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Phoenix et Mars sur RMC Info

Ce samedi 31 mai, je suis l’un des invités de l’excellente émission De Quoi J’Me Mail de François Sorel sur RMC Info. De 12h à 14h, il abordera plusieurs sujets et j’interviendrai une dizaine de minutes à propos de Phoenix et de Mars.
L’émission sera ensuite disponible en podcast sur le site de la radio.

RMC Info De Quoi J’Me Mail

Illustration : extrait du site RMC Info – DR
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STS-124 : Kibo, acte 2

Sauf report, la navette Discovery doit décoller le samedi 31 mai à 17h02, heure de Floride (23h02 pour Paris). Son équipage (photo ci-dessus) amènera vers la Station Spatiale Internationale la pièce maitresse du laboratoire japonais Kibo, un imposant module pressurisé complété d’un bras robotique. La précédente mission, STS-123, avait amené un autre module pressurisé, plus petit. Il faudra un 3ème vol, STS-127 (prévu l’année prochaine), afin de compléter ce véritable centre de recherche sur orbite avec une palette extérieure qui servira à exposer des expériences au vide spatial.
Ci-dessous, je vous propose un petit reportage sur le SSPF, Space Station Processing Facility : bâtiment du centre spatial Kennedy en Floride où sont préparés tous les modules de la Station destinés à être amenés par une navette spatiale. On y voit notamment Kibo en préparation car j’avais réalisé cette vidéo en 2006.

Le laboratoire Kibo
Site de la JAXASite de la NASACapcomespace (FR)

La mission STS-124
NASA – Photos – NASA TV – Wiki (EN)

Illustration : NASA – version haute résolution

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Phoenix sur Mars !

Le dimanche 25 mai à 23h53 (GMT, ou 1h53 le 26 mai heure de Paris), la sonde Phoenix s’est posée sur Mars. En fait, l’engin avait touché le sol martien 15 minutes plus tôt, le décalage s’expliquant par le temps qu’un signal radio met en ce moment pour parcourir la distance Mars-Terre. L’illustration ci-dessus est une image d’artiste montrant la sonde en action, panneaux solaires et instruments déployés.

Phoenix doit désormais poursuivre une série de manoeuvres automatiques indispensables au bon déroulement de sa mission comme d’ailleurs la mise en place de ses panneaux solaires qui s’ouvrent à la façon d’un éventail (voir vidéo dans le précédent blog).
Si tout se déroule comme prévu, des images sont attendues dans le courant de la nuit.
Ce blog reviendra sur cet événement dans la journée du 26 mai.
Phoenix sur le web
Site de la mission – Pages NASA
Illustration : NASA – Version haute résolution

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