dimanche 10 mai 2009

Léopold Eyharts raconte Columbus

La première vidéo d'EnjoySpaceTV est en ligne sur Dailymotion depuis plusieurs jours (désolé pour la mise à jour tardive du blog).


Prochainement, une version HD (en 720p) sera disponible.
Les futurs podcasts d'Enjoy Space seront également présents sur iTunes pour téléchargement.

mardi 3 mars 2009

Enjoy Space : votre nouveau rendez-vous spatial sur le web

Chers lecteurs de ce blog, c'est avec plaisir que je vous annonce le lancement prochain d'Enjoy Space dont je suis le rédacteur en chef. Ce futur site d'actualité spatiale - initié par la Cité de l'Espace - proposera des articles, des reportages, ou encore des vidéos sur un sujet qui nous tient tous à coeur ici : l'élan de l'Humanité vers les étoiles.
Enjoy Space (qui sera en français, je rassure les réfractaires à la belle langue de Shakespeare) est en phase de préparation mais une page d'attente est désormais en place qui vous permet de vous inscrire à une newsletter. Vous serez ainsi tenus au courant de la date effective de mise en ligne du site. Cette inscription est bien évidemment sans engagement. Sachez toutefois, que l'accès à Enjoy Space sera gratuit.

Enjoy Space (page d'attente)


vendredi 6 février 2009

Eagle se pose... à Toulouse !

Les premiers pas sur la Lune auront 40 ans en juillet de cette année. L'exploit d'Apollo 11 (puis des autres missions lunaires habitées) aurait été impossible sans le fameux Module Lunaire, le LM (Lunar Module), seul engin à avoir amené des Hommes sur un autre monde ! Pour lui rendre hommage, et dans le cadre de sa nouvelle animation Visa pour la Lune, la Cité de l'Espace à Toulouse vient d'accueillir une imposante illustration à l'échelle 1 du LM (photo ci-dessus). Aucune photo d'archive n'offrant la résolution nécessaire, le graphiste John Ortmann a méticuleusement reconstitué Eagle, le Module Lunaire d'Apollo 11, à partir de différentes sources issues de la NASA. Preuve de ce souci du détail : la plaque commémorative placée sur l'un des pieds est bien celle de cette mission historique (les noms des astronautes y figurent).

La Cité de l'Espace

Apollo 11 et Eagle

Crédit image : Serge Gracieux

Une planète-océan pour CoRoT ?


CoRoT est un observatoire spatial conçu pour mesurer avec une extrême précision les variations d'éclat des étoiles. Ces changements de luminosité permettent de mieux comprendre la façon dont fonctionne la fournaise nucléaire de ces astres et donc aussi celle de notre Soleil. Mais une baisse d'éclat peut aussi trahir le passage d'une planète devant son étoile-hôte comme le symbolise l'illustration ci-dessus (la planète faisant obstacle au passage d'une partie de la lumière issue de l'étoile), ouvrant ainsi la voie à la découverte d'exoplanètes.
Début février, l'équipe du télescope spatial du CNES annonçait ainsi avoir détecté une planète extrasolaire d'un diamètre légèrement inférieur à deux fois celui de la Terre. CoRot-Exo-7b est donc l'une des plus petites exoplanètes jamais répertoriées à ce jour. Tournant autour de son étoile en seulement 20 heures (les années sont courtes là-bas...), ce nouveau monde est très proche de son soleil et les astronomes estiment que la température à sa surface devrait atteindre les 1 000 à 1 500°C !  Du coup, en se basant sur sa densité (mesurée avec des télescopes au sol par la méthode dite de la vitesse radiale*), on pense qu'il s'agit d'une planète recouverte de lave ou même d'un océan (surchauffé !). Alain Léger, de l’Institut d'Astrophysique Spatiale (IAS : CNRS-INSU, Université de Paris 11) résume l'importance de cette découverte : « C’est une question qui passionne la communauté depuis quelques années : y a-t-il aussi des planètes-océan ? Ce serait des objets composés pour moitié de glace dès leur formation et qui auraient dérivé vers leur étoile, la glace fondant alors pour donner une enveloppe fluide ».
On se prend à rêver : quels autres mondes extraordinaires le firmament abrite-t-il ?

(*) Par cette méthode, on mesure la perturbation que cause la planète en tournant autour de son étoile, ce qui donne un indice sur sa masse.

CoRoT

CoRoT-Exo-7b (communiqués de presse)

Crédit image : CNES

mercredi 21 janvier 2009

Un rover lunaire pour Obama



La cérémonie d'investiture du 44ème président des Etats-Unis, Barack Obama, a bien évidemment suscité de très nombreux commentaires politiques revenant sur le tournant que symbolise l'arrivée d'un homme de couleur au plus haut poste de la Maison Blanche.
Cependant, un autre symbole était bien présent lors de la parade donnée le 20 janvier : un concept de futur rover lunaire clôtura l'imposant défilé. Certes, officiellement, il s'agissait de rendre hommage au cinquantenaire de la NASA... Cependant certains observateurs du monde spatial y voient carrément un signe encourageant et estiment donc que Barack Obama continuera le programme de retour d'astronautes sur la Lune lancé par son prédécesseur, G. W. Bush (quitte à y apporter son empreinte ou celle de ses conseillers). On remarquera que si la NASA avait déjà participé à un défilé d'investiture, c'est la première fois depuis 40 ans - selon l'excellent site CollectSpace - que des astronautes actifs passaient ainsi devant le président nouvellement élu. En effet, outre le fait que le rover lunaire était piloté par des astronautes, l'équipage de la mission de navette STS-126 marchait au côté de cet étonnant engin doté de la capacité à se déplacer en crabe ou à tourner sur place !
La vidéo ci-dessus a été postée sur YouTube par Ron Pearlman de CollectSpace.

Sur le site de la NASA
(*) La vidéo peut se télécharger grâce à un lien en bas de page - lien direct (320 Mo - MP4)

Commentaires associés

lundi 22 décembre 2008

Il y a 40 ans : Apollo 8

Dans l'histoire spatiale, Apollo 11 reste le moment le plus connu du grand public en raison du fameux premier pas de Neil Armstrong.
Pourtant, voici 40 ans, Frank Borman, William Anders et James Lovell accomplissaient un exploit tout aussi important : ils devenaient les premiers hommes à tourner autour de la Lune et à voir sa face cachée. Car si des sondes avaient déjà révélé cette moitié de notre satellite naturel à l'Humanité, les 3 astronautes étaient bel et bien les premiers à la contempler directement.

Pour célébrer le 40ème anniversaire de cette mission parfois injustement négligée dans son importance, le National Air and Space Museum de Washington a organisé une conférence réunissant les 3 protagonistes d'Apollo 8. La NASA a mis en ligne un excellent résumé qui est de surcroît sous-titré en anglais, ce qui facilite son suivi par ceux qui ont du mal à comprendre la langue de Shakespeare. Enfin, on notera que l'évocation de ce moment historique se suit avec un grand plaisir tant l'enthousiasme de Borman, Anders et Lovell est communicatif, sans oublier une bonne dose d'humour ! A voir absolument.
Après avoir suivi le lien ci-dessous, cliquez sur la case sous le terme "Video", puis activez les sous-titres en cliquant sur le logo "CC" en bas à droite de l'écran.

Site de la NASA (éventuellement cliquer sur le logo Apollo 8)

Apollo 8 sur le web en français


mardi 16 décembre 2008

Conférence à Bordeaux sur les sondes spatiales


Le 18 décembre à 19h, je participe à une conférence-débat intitulée "Faut-il encore envoyer des sondes dans l'espace ?".

Autres intervenants : Jacques Arnould (CNES), Françoise Billebaud (astronome) et Delphine Charles (journaliste scientifiques).

Lieu : Université de Bordeaux (ISIC 3) - 1, rue Jacques Ellul
L'entrée est gratuite

Texte de présentation de la conférence (par les organisateurs)
Depuis le lancement réussi de Lunik 1 par l’URSS en 1959 jusqu’à Chadrayaan 1, envoyée par l’Inde en septembre 2008, environ 200 sondes spatiales ont été lancées (soit une moyenne de 4 par an) pour explorer notre système solaire.
De nos jours, les télescopes au sol et dans l’espace scrutent en permanence l’Univers dans toutes les gammes de longueur d’onde (infrarouges, visible, UV) et ont des niveaux de précisions de plus en plus importants.
De plus, une nouvelle course à la Lune a lieu avec l’émergence de nouvelles puissances spatiales (Inde, Chine, Japon) et à venir (Iran, Congo,..) dans un contexte économique plus ou moins favorable.

On peut alors s’interroger sur l’intérêt d’envoyer encore des sondes explorer l’espace.

Nous comptons au cours de la conférence :
Nous intéresser aux connaissances acquises grâce aux sondes et aux projets futurs de découverte, aborder le coût de ces programmes pour les Etats et leurs apports, et nous interroger sur la réelle motivation à envoyer encore des sondes.

Pour tout renseignement :

Poser des questions :
Même si vous ne pouvez pas venir, cette page vous permet de poser une question.

mardi 25 novembre 2008

Les archives lunaires ont la côte

En ce moment même, 3 sondes tournent autour de la Lune. Elles sont asiatiques : la japonaise Kaguya, la chinoise Chang'E-1 et l'indienne Chandrayaan-1. Ces engins automatiques symbolisent un regain d'intérêt pour notre satellite naturel alors que les Etats-Unis continuent contre vents et marées budgétaires à préparer le retour de leurs astronautes sur la surface lunaire pour l'horizon 2020. D'ailleurs, en avril de l'année prochaine, la sonde de la NASA LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) s'envolera pour étudier encore plus précisément la Lune pour notamment aider à sélectionner les prochains sites où des hommes - et pour la première fois aussi très probablement des femmes - fouleront la poussière sélène.
Toutes ces nouvelles données sont donc primordiales mais, comme en astronomie, les "vieilles" observations constituent un véritable trésor de connaissance qu'il serait bien idiot de ne pas exploiter, surtout que les nouvelles technologies permettent d'en tirer la quintessence !
Dans cette logique, la NASA participe à deux initiatives qui consistent à numériser les données des photographies des missions habitées Apollo et de leurs précurseurs robotiques, à savoir les Lunar Orbiter. L'image que vous voyez en haut est ainsi une version restaurée du célèbre "lever de Terre*" observé depuis l'orbite lunaire par la sonde Lunar Orbiter 1 en 1966. Pour y parvenir, il a fallu retrouver les bandes magnétiques sur lesquelles étaient enregistrées les données brutes réceptionnées par les antennes au sol chargées "d'écouter" le signal émis par la sonde. Au passage, on notera que les enregistreurs capables de relire ces bandes sont de véritables pièces de musée qu'il a fallu remettre en état... Le résultat, grâce aux puissantes méthodes numériques disponibles aujourd'hui ajouté au fait de travailler sur le matériau source, est une véritable redécouverte des images récoltées voici plus de 40 ans.
Pour Apollo, l'Université de l'Arizona (déjà connue pour ces travaux en imagerie spatiale) scanne à très haute résolution les pellicules originales (et pas des copies) de ces missions habitées, qu'il s'agisse des clichés issus des appareils automatiques ou des fameux Hasselblad utilisés par les marcheurs lunaires.
Un énorme travail attend donc les responsables de ces deux projets "d'archéologie spatiale" mais les premiers résultats sont déjà consultables sur le web et dans les deux cas le but est d'utiliser la toile pour participer à la diffusion de ces trésors d'images.

(*) En fait, le "lever de Terre" est causé par le mouvement de la sonde en orbite autour de la Lune. Sur la Lune, la Terre est en effet quasiment immobile dans le ciel !

Restauration des images de Lunar Orbiter

Scan des clichés originaux d'Apollo

Missions lunaires citées

Crédit image : NASA/LOIRP - version haute résolution

jeudi 20 novembre 2008

L'ISS vise 6 places

La Station Spatiale Internationale (ou ISS pour International Space Station en anglais) fête ses 10 années d'existence. En effet, le 20 novembre 1998, une fusée russe Proton plaçait sur orbite son premier élément : le module Zarya. A ce module russe, ont été ajoutés au gré de lancements avec des fusées Proton, Soyouz ou des vols de navette spatiale, d'autres éléments comme des laboratoires, des panneaux solaires, des racks d'expériences scientifiques, etc. Projet complexe et multinational (Russie, Etats-Unis, Japon, Canada et Europe), l'ISS est d'ores et déjà la plus grande et plus massive structure jamais assemblée dans l'espace.
Mais cette station doit avant tout devenir un laboratoire orbital. Pour y parvenir, il faut non seulement compléter son assemblage (horizon 2010) mais aussi faire vivre là-haut un équipage permanent de 6 astronautes au lieu des 3 actuels. Pourquoi 6 ? Car ainsi, les opérations de maintenance pourront être mieux réparties entre les membres d'équipage, ce qui laissera beaucoup plus de temps à consacrer aux expériences scientifiques.
Le vol de navette STS-126 qui se déroule en ce moment-même a justement pour objectif d'augmenter la capacité d'accueil de l'ISS (un WC supplémentaire est amené avec aussi une deuxième cuisine et des quartiers d'équipage additionnels). D'autres vols de navette compléteront ce travail et normalement, en mai 2009, l'Expédition 19 passera de 3 astronautes à 6, marquant une étape décisive et très attendue du programme ISS.

Photo en haut : l'ISS photographiée depuis la navette Endeavour le 16 novembre dernier.

Les 10 ans de l'ISS

La mission STS-126

L'ISS en général

Crédit image : NASA - Version haute résolution

mercredi 19 novembre 2008

Nettoyer l'orbite terrestre

Le développement durable est en vogue et le spatial peut aider, par exemple avec les satellites d'observation de la Terre, capables de détecter des pollutions ou encore de nous aider à gérer avec plus de finesse les ressources de notre planète.
Mais il serait pour le moins paradoxal que le spatial crée une pollution qui empêche d'exploiter dans le futur des satellites ! Cette pollution existe pourtant déjà et il s'agit des nombreux débris laissés autour de la Terre par les lanceurs ou des objets placés sur orbite. Là-haut, même un petit débris de la taille d'une bille peut causer des dégâts considérables s'il heurte avec une vitesse relative importante un satellite ou même la Station Spatiale Internationale ! Outre une surveillance permanente par des radars, le monde spatial a pris conscience de l'ampleur du problème et prend des mesures pour limiter la multiplication des débris sur orbite. Sur le site Neopodia, Christophe Bonnal du CNES explique lors d'une passionnante interview les enjeux liés aux débris spatiaux.

Interview de Christophe Bonnal

Les débris spatiaux

Crédit image : Neopodia